L’e-commerce impactée par la crise

L’e-commerce impactée par la crise

Si la crise sanitaire a mis en lumière la nécessaire digitalisation des commerces français comme s’efforce à le répéter le ministre Bruno Le Maire, le secteur de l’e-commerce a vu sa croissance ralentir avec la crise. Selon les chiffres de la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance), les ventes en ligne (produits et services) n’ont bondi que de 8,5% à 112 milliards d’euros. Pour la première fois depuis longtemps, l’e-commerce affiche une croissance sous la barre des 10%. L’objectif des 115 milliards d’euros n’est pas atteint. En cause, une baisse de l’industrie du service portée traditionnellement par le voyage. La vente de services en ligne est en baisse de 10% (pour les acteurs du voyage-tourisme, le bilan 2020 est actuellement de -47% par rapport à 2019). La hausse des ventes de produits sur Internet est estimée à 32%. Le secteur compte 17.400 sites supplémentaires par rapport à l’an dernier. Le panier moyen repart à la hausse et s’élève à 61 euros (contre 59 euros en 2019). Avec les confinements et la fermeture des magasins physiques, la vente de produits sur Internet a joué un rôle d’amortisseur économique pour les magasins physiques. Les places de marché constituent une solution efficace pour les petites structures. En moyenne, les places de marché ont progressé de +27%, soit deux fois plus vite qu’en 2019. « Le numérique est une opportunité pour nos commerces, pas un danger. Le vrai danger serait que nos TPE-PME ne se numérisent pas », a affirmé le ministre de l’Economie et des Finances. Le e-commerce ne représentait que 9,8% du commerce de détail en 2019, il en représente aujourd’hui 13,4%.